18 octobre 2006

vivre en banlieue... et travailler en ville!

Hier soir, j'ai encore une fois fait l'expérience de ce qu'était la vie en banlieue et croyez-moi, je ne risque pas d'y acheter une maison un jour, à moins que je ne change d'emploi et de carrière!
Comment est-il possible de vivre ainsi? Quel est l'intérêt d'avoir une maison en banlieue avec un beau jardin et tout et tout si on arrive à la maison chaque soir passé 19 heures? Sans oublier qu'il faut encore cuisiner, s'occuper des enfants, nettoyer, faire la vaisselle, pour finir par se coucher complètement épuisé à 20h30! Mais ce n'est pas tout car le lendemain cela recommence en sens inverse. Debout à 5h30 pour arriver au travail à 8-9h. Quelle vie de fou! Personnellement, je préfère de loin vivre dans mon petit 4 1/2 en ville et avoir le temps (et encore!!!) de relaxer un peu le soir et de décrocher du travail. Certains pensent sans doute que la banlieue, c'est mieux pour les enfants, le voisinage plus sécuritaire, un plus grand jardin et j'en passe. Mais alors expliquez-moi comment faire lorsque l'on travaille en ville et que l'on finit à 17h pour aller chercher les rejetons à l'école où à la garderie avant la fermeture! Sans parler de tous les obstacles naturels ou non, tel la pluie, la neige, les accidents etc... qui peuvent arriver en chemin.
Il faut donc une grand-maman ou une gardienne à temps plein qui s'occupe d'aller chercher les enfants à l'école et en profite pour leur faire à manger car pour eux, souper à 20 heures c'est un peu tard, à moins de les goinfrer de cochonneries en attendant. Métro-boulot-dodo et burn out en perspective!

Il est vrai que c'est le rêve de tout un chacun d'avoir une belle maison où il fait bon vivre. Mais honnêtement, la plupart du temps, ce n'est pas réellement pour le bien-être de la famille mais bien pour répondre aux critères de réussites sociale que l'on veut la belle maison avec jardin, la voiture et tout ce qui va avec!
Nous vivons dans une société où le « je pense donc je suis. » a été remplacé par « je possède donc je suis. »
Finallement, on se laisse posséder par les choses bien plus que nous les possédons! Je ne suis pas particulièrement pour la simplicité volontaire car bien souvent elle ne l'est pas vraiment volontaire ou en tout cas pas sans la série de frustrations qui va avec!
Pourquoi dans cette société, se sent on parfois le besoin de se justifier lorsque l'on vit en ville avec des enfants comme si on était des montres d'égoïsme de faire subir cela à nos malheureux enfants qui vont forcément finir dans des gangs de rue. C'est pareil pour la garderie, pourquoi se sent on souvent coupable de faire garder ses enfants pour aller travailler (par choix ou obligation, cela dépend des cas). Est-ce que l'on peut arrêter de blâmer les femmes qui travaillent de ne pas être de bonnes mères et les rendre responsables de tous les maux de la société (enfants-rois, enfants-explosifs, tueurs, psychopathes et j'en passe...) ou celles qui restent à la maison de ne pas avoir assez d'ambition!
Est-il possible de faire un choix personnel et de faire au mieux avec celui-ci?

Dans le fond tout n'est pas toujours noir ou blanc, et si on regardait enfin les tonalités de gris!

Posté par shenkinbrant à 11:45 - - Commentaires [9] - Permalien [#]


Commentaires sur vivre en banlieue... et travailler en ville!

    Et oui, faire des choix personnels... à condition d'avoir le choix ! Et la banlieue n'est pas forcément un choix : J'ai du quitter un 36 mètres carrés dans Paris, parce qu'avec mes 3 enfants, ça commençait à faire un peu juste, et les prix étant ce qu'ils sont, la seule possibilité de vivre décemment a été d'aller en banlieue. J'ai pas de jardin. Juste 80 mètres carrés pour que chacun ait (enfin ! ) sa chambre. J'ai réussi à faire en sorte que mon travail ne bouffe pas complètement le temps perso à passer avec les enfants, et c'est faisable. C'est pas une vie de fou.
    Ca fait bizarre de lire ton message...

    Posté par voleuze, 18 octobre 2006 à 11:55 | | Répondre
  • voiture boulot dodo

    félicitations pour ton billet, d'autant que je suis absolument d'accord avec toi sur l'intérêt de posséder une maison en banlieue, et encore je n'ai pas d'enfants.
    Pour ce qui est de "Ce n'est plus « je pense donc je suis. » mais bien « je possède donc je suis. » Finallement, on se laisse posséder par les choses bien plus que nous les possédons!", je te renvoie (si tu me permets ;o) ) vers les paroles d'"Everything is Everything" de Phoenix --> "The things I do possess
    Sometimes they own me too
    What they gonna do to me?
    It's hopeless, hopeless... "

    Posté par Vince, 18 octobre 2006 à 11:57 | | Répondre
  • DES LECTEURS :)

    C'ets en effet un sujet délicat les choix de vie que l'on fait! peut-on être certains d'avoir fait les meilleurs! On ne le saura sans doute jamais. L'essentiel est d'y croire et de se dire qu'on est pas un super héros!

    Posté par sandrine, 18 octobre 2006 à 12:07 | | Répondre
  • en effet, on a pas toujours le choix

    La vie à montréal n'est pas encore (et je l'espère jamais) comparable à Paris. D'ailleurs la plupart des immigrants français achètent en ville car leurs moyens le permettent souvent plus et que pour eux les prix sont ridicules (malgré l'augmentation des dernières années). Par contre ici vivre en banlieue projète une image de réussite sociale, avoir deux voitures aussi! Et plus la maison à un look riche à l'extérieur (du genre chateau walt-disney) mieux c'est! C'est plus cela que je dénonce par mon billet! Il est certain que passer d'un 35 m2 a un 80 m2 n'est pas forcément un choix mais bien une nécessité quand on a 3 enfants!

    Posté par sandrine, 18 octobre 2006 à 12:18 | | Répondre
  • grrrrr

    maudite congestion...si un jour tu trouves une maison à vendre dans l'ouest je vais te rafraichir la mémoire...

    Posté par odysseusqc, 18 octobre 2006 à 14:25 | | Répondre
  • oui tu as raison rafraichit moi la mémoire svp. il ne faut jamais dire jamais paraît-il ou encore fontaine je ne boirai pas de ton eau...

    Posté par sandrine, 18 octobre 2006 à 16:01 | | Répondre
  • Moi, c'est la campagne

    Je pense que finalement on a envie de vivre comme on a grandi. Lorsqu'on est né en ville, on aime la ville et on y revient toujours. De même, si on est né à la campagne, ce qui est mon cas, on l'aime. J'ai dû vivre 10 ans à Paris, ce fût pour moi un cauchemar quotidien. Je savais que je quitterai cet endroit, et c'est fait ! Ouf, depuis 6 ans maintenant je vis dans une petite ville de 2000 habitants. Entre nous, c'est encore trop pour moi, le village où j'ai grandi en comptait 200.

    Posté par Marie Bland, 19 octobre 2006 à 04:40 | | Répondre
  • J'ai vécu mon enfance dans une petite ville de 8000 habitants, il y'a des côtés positifs et d'autres moins! J'enviais souvent mes cousins et cousines qui vivaient en ville pour les possibilités qui s'offraient à eux. J'aurais aimé faire de l'impro ou d'autres activités. la danse classique, la gymnastique et le piano n'étant pas ma tasse de thé... J'ai choisi une carrière où il faut habiter en ville et donc si je décidais de vivre à l'extérieur de la ville, il me faudrait revoir mes plans de carrière mais surtout je pense que je choisuirai plutôt la campagne et pas la banlieue car la campagne a encore un esprit de vie communautaire, de village et donc les gens se connaissent (parfois un peu trop à mon goût, les ragots qui circulent sont parfois pénibles). Alors qu'en banlieue il n'y a pas forcéement les avantages de la campagne et bien souvent on y retrouve les désagréments de la ville...ce que j'aime en ville, c,ets la possibilité d'être différent sans avoir à se justifier ou subir les «qu'en dira t'on».

    Posté par sandrine, 19 octobre 2006 à 09:18 | | Répondre
  • Bref : nous cherchons tous l'épanouissement dans notre vie en général et les chemins pour y parvenir diffèrent en fonction des individus !!!
    C'est toujours une question de priorités... Est-ce le temps passé avec ses enfants, le fait d'avoir une super maison, un super job, une super voiture ? Et la réponse déterminera notre mode de vie....
    dans le fond, ceux que je plains le plus, ce sont les narcissiques qui ne vivent que pour le paraitre... Ceux prêts à se défoncer et à ne plus voir leurs enfants juste pour qu'on les admire, eux et leurs possessions...

    Posté par valérie, 25 octobre 2006 à 11:59 | | Répondre
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