les 400 coups de matiss

ma vie à montréal, ma famille, mes amis, mon fils matiss racontés au jour le jour... anecdotes de la vie de famille d'une belge au canada.

13 février 2007

La galère...

Non non, ce n'est pas vraiment la vie que je mène en ce moment ou du chialage de bonne femme mais bien la nouvelle série sur radio canada.

Je dois dire qu'au début, j'ai un peu critiqué le côté stéréotype féminin (la femme au foyer, la célibataire endurcie, l'irresponsable qui refuse de vieillir et la femme de carrière qui entretient son conjoint éternel étudiant). Mais une bonne série doit avoir des personnages simples, ce qui permet à tout le monde de s'identifier à un des personnages ou de reconnaître un(e) de ses ami(e)s ou proches.

Au bout de quelques minutes, je me suis laissée prendre au jeu, un peu comme je l'ai déjà fait pour des séries cultes telles «Sex and the city», «Desperate housewife», «les Invincibles», «Friends» et j'en passe...

Donc, j'ai essayé de m'identifier à un des personnages et bien vite je me suis rendue compte que l'irresponsable qui refuse de vieillir et qui est l'instigatrice de la proposition de vivre à nouveau en colocation me ressemblait pas mal. Oui, je pense que je serais «game» de le faire mais que dans le fond le seul problème réel était que j'ai pas mal perdu de vue mes amies d'enfance et cela principalement à cause des 6000 km qui nous séparent aujourd'hui. Je me suis donc rendue compte que des amitiés comme ça, ça se recrée plutôt difficilement et là j'ai ressenti une pointe de nostalgie au pus profond de moi.
De plus, je ne sais pas pourquoi mais je trouve que les femmes ont plus tendance à se laisser submerger par le metro-boulot-dodo et qu'avec l'âge, on trouve de moins en moins d'occasion pour se rencontrer, se faire un ciné ou juste avoir une discussion à propos de tout et de rien autour d'un bon verre de vin. Je ne critique pas car je m'inclus dans le lot également, je me rends compte qu'avec l'âge je deviens moins disponible et que lorsque je le suis je suis souvent crevée et ait l'impression de ne plus avoir de sujet de discussions bien interessant et que je serais mieux affalée dans mon sofa (là c'est pire que tout car je suis enceinte et tout effort me semble aussi pénible que d'escalader le mont Everest). Les gars, quant à eux, s'organisent plus souvent pour voir leurs chums, les games de hockey, les 5 à 7, les semaines de pêche, la chasse etc...
En tout cas, je peux dire que cette série m'a fait réfléchir...
Pourquoi est-ce si compliqué d'avoir une vie à nous lorsque l'on devient mère. Doit-on systématiquement devenir esclave de nos enfants ou culpabiliser lorsque l'on a juste une envie qui est de se sentir comme avant sans responsabilités aucune. Pouvoir se prélasser sans avoir à cuisiner ou occuper les enfants avec toutes sortes de jeux afin de ne pas les laisser s'abrutir devant la télévision.

Pourtant quand matiss est chez son père, je me rends compte qu'il me manque et que l'appartement me semble bien vide parfois. C'est bizarre ce sentiment de vide que l'on peut ressentir lorsqu'on a pris l'habitude de vivre avec un enfant. Comme si pendant des années on s'était tellement oubliée pour lui que l'on est plus capable de se retrouver en solitaire sans se sentir seul.

À méditer...

Posté par shenkinbrant à 11:59 - réflexions - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


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